{"id":327,"date":"2026-03-31T17:00:10","date_gmt":"2026-03-31T15:00:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/?page_id=327"},"modified":"2026-04-01T14:20:59","modified_gmt":"2026-04-01T12:20:59","slug":"19-miki-okubo-sophie-calle-a-propos-du-capable-de-voir-et-de-lincapable-de-voir","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/page-d-exemple\/19-miki-okubo-sophie-calle-a-propos-du-capable-de-voir-et-de-lincapable-de-voir\/","title":{"rendered":"19. Miki Okubo. Sophie Calle : \u00e0 propos du \u00abcapable de voir\u00bb et de l\u2019\u00abincapable de voir\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Dans ce texte, j\u2019aborderai la probl\u00e9matique de Sophie Calle qui concerne le \u00abcapable de voir\u00bb et l\u2019\u00abincapable de voir\u00bb, trait\u00e9e depuis les ann\u00e9es 80 dans son activit\u00e9 artistique. A travers ce challenge contradictoire, elle tente de r\u00e9soudre par le langage la question de l\u2019image de la beaut\u00e9 et de la communication humaine.<\/p>\n<p>Sophie Calle, n\u00e9e en 1953 \u00e0 Paris, a commenc\u00e9 son exp\u00e9rience en tant qu\u2019artiste avec une \u0153uvre intitul\u00e9e <em>Les Dormeurs,<\/em>r\u00e9alis\u00e9e en 1979, expos\u00e9e en 1981, constitu\u00e9e de textes et d\u2019images. Elle a \u00e9t\u00e9 appr\u00e9ci\u00e9e comme artiste internationale par une \u0153uvre pol\u00e9mique\u00a0 <em>\u00c0 suivre<\/em>, enti\u00e8rement vou\u00e9e \u00e0 des actions de filature envers des personnes, au m\u00e9pris du respect de leur vie priv\u00e9e, ou encore, par une autre \u0153uvre <em>Des Histoires Vraies,<\/em> dans laquelle Sophie Calle raconte sa propre histoire et les souvenirs intimes de son enfance.\u00a0 Lors de la\u00a0 52e Biennale de Venise en 2008, en tant qu\u2019artiste repr\u00e9sentante de la France, Sophie Calle a pr\u00e9sent\u00e9 son projet tr\u00e8s remarqu\u00e9 <em>Prenez soin de vous<\/em>, avec une sc\u00e9nographie de Daniel Buren. Partant d\u2019un mail de rupture de son amant, se terminant par la formule <em>Prenez soin de vous<\/em>, elle a r\u00e9alis\u00e9 un ensemble de 107 films o\u00f9 l\u2019on voit chacune des 107 femmes choisies par elle, de diff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9rations et de diff\u00e9rentes m\u00e9tiers, en faire une relecture orale assortie de leur commentaires personnel.<\/p>\n<p>Examinons les caract\u00e9ristiques de l\u2019art de Sophie Calle que nous pouvons d\u00e9couvrir en regardant une grande vari\u00e9t\u00e9 des \u0153uvres et des expressions artistiques d\u2019une trentaine ann\u00e9es de sa carri\u00e8re. Dans sa premi\u00e8re \u0153uvre <em>Les Dormeurs<\/em>, l\u2019artiste invite ses amis et des inconnus \u00e0 venir dormir chez elle dans son propre lit afin de filmer des moments de sommeil. Ensuite, elle r\u00e9alise une s\u00e9rie d\u2019\u0153uvres conceptuelles tr\u00e8s originales, tels <em>\u00c0 suivre<\/em> et <em>Suite V\u00e9nitienne<\/em> en suivant des personnes rencontr\u00e9es par hasard dans la rue. Son approche artistique se situe compl\u00e8tement \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 des grands artistes qui travaillent sur les sujets fondamentaux et universels comme la vie, la mort, la m\u00e9moire de l\u2019humanit\u00e9, etc. Contrairement \u00e0 ce type d\u2019approche directe, Sophie Calle choisit une mani\u00e8re tr\u00e8s personnelle et intime. Elle nous montre souvent ses histoires et souvenirs personnels, les longues proses d\u2019un inconnu, les souvenirs sentimentaux de son enfance, ou encore, des histoires amoureuses. Ces derni\u00e8res sont souvent constitu\u00e9es de textes qu\u2019elle \u00e9crit et d\u2019images photographiques, et parfois d\u2019objets-t\u00e9moins des faits et des histoires. L\u2019attitude typique d\u2019appropriation des spectateurs qui d\u00e9couvrent l\u2019art de Sophie Calle les conduit \u00e0 faire une r\u00e9-exp\u00e9rience de celle de l\u2019artiste, voire, \u00abune exp\u00e9rience simul\u00e9e\u00a0v\u00e9cue par l\u2019artiste\u00bb.<\/p>\n<p>Le fait que la v\u00e9rit\u00e9 se m\u00eale avec la fiction n\u2019est pas important dans l\u2019art de Sophie Calle. Autrement dit, il faut bien comprendre l\u2019indiff\u00e9rence entre v\u00e9rit\u00e9 et mensonge qui domine dans son expression artistique, ce sera un premier pas pour appr\u00e9cier joyeusement ses \u0153uvres. Il ne faut surtout pas chercher la fronti\u00e8re entre le fait et la fiction. Dans tous les cas, les images dans ses \u0153uvres sont reconstitu\u00e9es apr\u00e8s l\u2019\u00e9v\u00e9nement concern\u00e9 \u2014c\u2019est une reconstruction \u00e0 partir de la m\u00e9moire. Ces images qui sont principalement t\u00e9moins, ins\u00e9r\u00e9es dans l\u2019\u0153uvre pour montrer la preuve, sont de mani\u00e8re contradictoire un vrai mensonge. En effet, la v\u00e9racit\u00e9 d\u2019une histoire ou d\u2019une narration n\u2019a aucune importance dans la constitution de l\u2019\u0153uvre et la r\u00e9alisation du concept. Comme l\u2019image prise par l\u2019appareil de photo ne repr\u00e9sente jamais une seule v\u00e9rit\u00e9, l\u2019histoire racont\u00e9e par une personne ne ressemble gu\u00e8re \u00e0 un seul vrai r\u00e9cit.<\/p>\n<h3><em>Les Aveugles<\/em> (1986)<\/h3>\n<p>Comme nous l\u2019avons constat\u00e9 plus haut, l\u2019exp\u00e9rience simul\u00e9e est une approche mod\u00e8le pour comprendre l\u2019art de Sophie Calle. Cependant, dans <em>Les Aveugles<\/em> (1986), l\u2019artiste prend un itin\u00e9raire tout \u00e0 fait oppos\u00e9. La seule cr\u00e9ation de l\u2019artiste dans cette \u0153uvre est l\u2019image reconstitu\u00e9e apr\u00e8s l\u2019interview des aveugles. Elle a cependant r\u00e9alis\u00e9 cette cr\u00e9ation en poursuivant un processus dans lequel elle fait la r\u00e9-exp\u00e9rience \u2014au sens de revivre une situation d\u2019apr\u00e8s une exp\u00e9rience v\u00e9cue par quelqu\u2019un\u2014 des histoires racont\u00e9es par les aveugles.<\/p>\n<p><em>Les Aveugles<\/em> est une \u0153uvre pol\u00e9mique d\u00e8s le d\u00e9part. L\u2019artiste a demand\u00e9 \u00e0 des aveugles de naissance quelle \u00e9tait pour eux une image de la beaut\u00e9. A partir de leurs r\u00e9ponses, ce fut \u00e0 l\u2019artiste de recomposer une image de la beaut\u00e9. Certes, pour sentir le toucher \u00abagr\u00e9able\u00bb, ou pour avoir certains sentiments, tel \u00abaimer\u00bb, nous n\u2019avons pas besoin de la vision \u00abvisuelle\u00bb, mais quant \u00e0 \u00a0\u00abl\u2019image de la beaut\u00e9\u00bb, il s\u2019agit d\u2019une image visuelle et visible, tel un tableau, ou une photographie. Il est possible d\u2019attribuer le mot \u00abbeaut\u00e9\u00bb \u00e0 une chose agr\u00e9able au toucher, mais l\u2019image est toujours \u00abvisuelle\u00bb. L\u2019acte de Sophie Calle de reconstruire une belle image \u00e0 partir du dialogue avec eux est une superposition de l\u2019imagination de l\u2019interlocuteur et de l\u2019artiste, voire, une belle collaboration artistique.<\/p>\n<p>Dans les \u0153uvres de Sophie Calle, le dialogue avec les aveugles, ainsi que la r\u00e9flexion sur le \u00abcapable de voir\u00bb et l\u2019\u00abincapable de voir\u00bb sont des sujets que l\u2019artiste travaille depuis longtemps. En effet, le dialogue avec les aveugles commen\u00e7a par l\u2019interview r\u00e9alis\u00e9e en 1986 quand l\u2019artiste avait 27 ans. Il s\u2019agissait d\u2019une \u0153uvre de collaboration de la visualisation d\u2019images de la beaut\u00e9.<\/p>\n<h3><em>La Derni\u00e8re Image<\/em> (2010)<\/h3>\n<p>En 2010, elle rencontra 13 aveugles qui auparavant voyaient puis qui ont perdu la vue, \u00e0 Istanbul. (<em>La Derni\u00e8re Image<\/em>, 2010). Elle leur demanda quelle \u00e9tait la derni\u00e8re image qu\u2019ils avait vue et a visualis\u00e9 cette image selon leur t\u00e9moignage. Leur r\u00e9ponse donne souvent une impression puissante et une \u00e9motion violente. Une aveugle qui a perdu la vue \u00e0 cause d\u2019une erreur m\u00e9dicale t\u00e9moigne de la couleur blanche du costume port\u00e9 par son oculiste juste avant l\u2019op\u00e9ration. Un aveugle \u00e0 la suite d\u2019un accident voit toujours un paysage vert tr\u00e8s net qu\u2019il voyait jusque avant l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Un autre aveugle qui a perdu petit \u00e0 petit la vue se souvient de la salle de s\u00e9jour de sa maison, du canap\u00e9 et des meubles, mais affirme clairement qu\u2019il n\u2019a pas de derni\u00e8re image. Ici, encore Sophie Calle,\u00a0 \u00e0 travers l\u2019exp\u00e9rience v\u00e9cue par les aveugles essaye de visualiser leur image \u00abderni\u00e8re\u00bb.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-330\" src=\"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08282.jpeg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"399\" srcset=\"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08282.jpeg 640w, https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08282-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<p>La derni\u00e8re image, <em>Aveugle au divan<\/em>, 2010<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-331\" src=\"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08277.jpeg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"399\" srcset=\"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08277.jpeg 640w, https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08277-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<p>La derni\u00e8re image, <em>Blind with minibus<\/em>, 2010<\/p>\n<h3><em>Voir la mer <\/em>(2011)<\/h3>\n<p>En 2011, toujours \u00e0 Istanbul, une \u0153uvre v\u00e9ritablement significative intitul\u00e9e <em>Voir la mer<\/em> a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e, dans laquelle des personnes, qui n\u2019avaient jamais vu la mer, font leur premi\u00e8re exp\u00e9rience: voir la mer. Les 14 participants, venus de la r\u00e9gion int\u00e9rieure du Turquie, s\u2019emplissent de l\u2019air marin, du vent et de la musique de la vague, de la couleur du ciel et de la mer, et tournent leur t\u00eate vers une cam\u00e9ra qui les filme apr\u00e8s ce moment satisfaisant pour chacun. La cam\u00e9ra capte leur expression faciale et m\u00eame corporelle qui nous transmet leur impression apr\u00e8s cette premi\u00e8re exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>Quelle image de la mer ont-ils saisi? Il est en effet certain que \u00abchacune de leur image personnelle de la mer\u00bb saisie lors cette premi\u00e8re exp\u00e9rience et \u00abmon \/ notre image de la mer\u00bb (comme Calle la saisit) ne sont pas identiques m\u00eame si nous partageons le temps et l\u2019espace: ici et maintenant. L\u2019existence de ce d\u00e9calage absolu met en lumi\u00e8re le fait que la limite de la communication ne se situe pas dans la limite communicative entre le \u00abcapable de voir\u00bb et l\u2019\u00abincapable de voir\u00bb. Chaque vision de ce qui est devant nous est une vue subjective propre \u00e0 chaque individu. De ce fait, la dis-communication ou l\u2019impossibilit\u00e9 de la communication est fondamentalement immanente dans ce niveau-l\u00e0 (cette situation). Nous, \u00eatres humains, ne voyons jamais une image identique avec une autre personne. Ceci semble \u00eatre une \u00e9nigme de notre \u00eatre.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-334\" src=\"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08266.jpeg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"399\" srcset=\"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08266.jpeg 640w, https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08266-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-336\" src=\"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08268.jpeg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"399\" srcset=\"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08268.jpeg 640w, https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08268-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<p><em>Voir la mer, Jeune fille en rouge<\/em>, 2011<\/p>\n<p>Ce projet artistique de Sophie Calle a \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9 par la r\u00e9ponse d\u2019un des aveugles:<\/p>\n<p>\u00abImaginer la beaut\u00e9, j\u2019y ai renonc\u00e9. Je n\u2019ai pas besoin de la \u2018beaut\u00e9\u2019 et de son image dans ma t\u00eate non plus. Je ne peux pas voir la beaut\u00e9, donc j\u2019\u00e9vite d\u2019y penser jusqu\u2019ici.\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 partir de cette parole d\u2019un aveugle, elle a r\u00e9ussi \u00e0 approfondir cette probl\u00e9matique en s\u2019\u00e9loignant de sa surface pour aller plus loin. Pour elle, le fait qu\u2019elle demande une derni\u00e8re image s\u2019est fait comme une recherche sur la fronti\u00e8re entre \u00abvoir\u00bb et \u00abne pas voir\u00bb. Par cons\u00e9quent, l\u2019artiste, qui a d\u00e9j\u00e0 vu la mer, arrive \u00e0 amener au bord de la mer\u00a0les\u00a0personnes qui ne l\u2019avaient jamais vu auparavant, afin de partager un m\u00eame paysage avec eux en temps r\u00e9el: la mer. De mani\u00e8re contradictoire, l\u2019artiste a compris qu\u2019il est impossible pour l\u2019\u00eatre humain de partager une image identique de la beaut\u00e9 avec une autre personne au lieu de se contenter du bonheur de pouvoir voir la m\u00eame chose. En effet, m\u00eame devant la mer en tant qu\u2019existence absolue, personne ne partage une seule image sur la beaut\u00e9. Cela est tr\u00e8s ironique mais essentiel. Notre perception, passant dans notre syst\u00e8me nerveux qui reste toujours un myst\u00e8re, diff\u00e8re de celle des autres m\u00eame si l\u2019on est \u00abici et maintenant\u00bb litt\u00e9ralement ensemble.<\/p>\n<p>Cette conclusion ne nous rendra ni triste ni ne nous donnera un sentiment de solitude profonde, mais juste un sentiment de paix car ce fait est tout \u00e0 fait logique. \u00c0 travers la notion de revivre l\u2019exp\u00e9rience de Sophie Calle, nous, en tant que spectateurs, serons impressionn\u00e9s par son \u0153uvre, tout en sachant que nous faisons une exp\u00e9rience de la variation. Autrement dit, nous entendrons une r\u00e9sonance tr\u00e8s faible au fond de notre c\u0153ur, comme si cette r\u00e9sonance touchait et faisait vibrer d\u00e9licatement la corde sensible de notre c\u0153ur et celui des autres.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-340\" src=\"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08260.jpeg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"399\" srcset=\"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08260.jpeg 640w, https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2026\/03\/DSC08260-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<p>Galerie Perrotin, Sophie Calle, P<em>our la derni\u00e8re et pour la premi\u00e8re fois<\/em>, 2012<\/p>\n<p>Deux \u0153uvres trait\u00e9es dans ce texte\u00a0:\u00a0 <em>La Derni\u00e8re Image<\/em> (2010) et <em>Voir la mer<\/em> (2011), sont actuellement expos\u00e9e \u00e0 la Galerie Perrotin (du 8 septembre au 27 octobre 2012). <a href=\"http:\/\/www.perrotin.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.perrotin.com<\/a><\/p>\n<p>Miki Okubo, 2012<br \/>\nMiki Okubo est doctorante en esth\u00e9tique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Paris 8<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans ce texte, j\u2019aborderai la probl\u00e9matique de Sophie Calle qui concerne le \u00abcapable de voir\u00bb et l\u2019\u00abincapable de voir\u00bb, trait\u00e9e depuis les ann\u00e9es 80 dans son activit\u00e9 artistique. A travers ce challenge contradictoire, elle tente de r\u00e9soudre par le langage la question de l\u2019image de la beaut\u00e9 et de la communication humaine. Sophie Calle, n\u00e9e &hellip; <a href=\"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/page-d-exemple\/19-miki-okubo-sophie-calle-a-propos-du-capable-de-voir-et-de-lincapable-de-voir\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">19. Miki Okubo. Sophie Calle : \u00e0 propos du \u00abcapable de voir\u00bb et de l\u2019\u00abincapable de voir\u00bb<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":2,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-327","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/327","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=327"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/327\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":415,"href":"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/327\/revisions\/415"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rvdv.net\/leurslumieres\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=327"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}