{"id":1588,"date":"2019-11-19T17:55:59","date_gmt":"2019-11-19T17:55:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/?page_id=1588"},"modified":"2024-07-17T15:13:11","modified_gmt":"2024-07-17T13:13:11","slug":"jeunes-filles-eleves-du-cet-de-vaux-le-penil-1972","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/11-film-et-installation\/jeunes-filles-eleves-du-cet-de-vaux-le-penil-1972\/","title":{"rendered":"Jeunes filles \u00e9l\u00e8ves du CET de Vaux-le-P\u00e9nil, 1972"},"content":{"rendered":"<p>Pr\u00e9sentation du film : CET 1972<br \/>\nTitre : Jeunes filles \u00e9l\u00e8ves du coll\u00e8ge d\u2019enseignement technique de Vaux-le-P\u00e9nil, f\u00e9vrier 1972.<br \/>\nR\u00e9alisation : Liliane Terrier et Jean-Louis Boissier<br \/>\nEn relation avec le cours des d\u00e9partements Cin\u00e9ma et Arts-Plastiques de Paris 8-Vincennes : \u00ab Mouvement de la jeunesse \u00bb<br \/>\nFilm tourn\u00e9 avec cinq \u00e9l\u00e8ves du Coll\u00e8ge d&rsquo;enseignement technique de Vaux-le-P\u00e9nil et leur professeur de fran\u00e7ais Liliane Terrier, f\u00e9vrier 1972. Extraits (5 mn 18 s) choisis sur 30 minutes de rushes. \u00c9clair-Coutant 16 mm, son synchrone sur Nagra. Montage 2015 : Marco La Gala. Production : Universit\u00e9 de Vincennes. Num\u00e9risation : CNC, BnF, octobre 2015. Premi\u00e8re projection publique : Vid\u00e9o et apr\u00e8s, Centre Pompidou, 16 novembre 2015.<br \/>\nVersion de 10 mn pour l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0L\u2019Art d\u2019apprendre. Une \u00e9cole des cr\u00e9ateurs \u00bb, Centre Pompidou, Metz, 2022.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"1972-2022 CET_20220102_jlb_lt_vimeo.mov\" src=\"https:\/\/player.vimeo.com\/video\/707865617?dnt=1&amp;app_id=122963\" width=\"660\" height=\"371\" frameborder=\"0\" allow=\"autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write\"><\/iframe><\/p>\n<p>L\u00e9gende : Liliane Terrier et Jean-Louis Boissier, <em>Jeunes filles \u00e9l\u00e8ves du CET de Vaux-le-P\u00e9nil, 1972<\/em>, film 16 mm num\u00e9ris\u00e9 par le CNC en 2015, 10 mn<\/p>\n<p>Liliane Terrier, le 10 novembre 2015, retrace la gen\u00e8se du film, et l\u2019esth\u00e9tique qui en r\u00e9sultera :<\/p>\n<p>\u00ab Vaux-le-P\u00e9nil est un village p\u00e9ri-urbain proche de Melun. En 1972, je suis en arts plastiques au Centre universitaire exp\u00e9rimental de Vincennes, apr\u00e8s une licence de lettres obtenue \u00e0 Grenoble, gr\u00e2ce \u00e0 laquelle j&rsquo;ai un emploi d&rsquo;enseignante de fran\u00e7ais dans le coll\u00e8ge d\u2019enseignement technique de Vaux le P\u00e9nil (option broderie-repassage). Les jeunes filles expliquent dans le film ce qu\u2019elles y apprennent. J\u2019habite \u00e0 Paris, je vais \u00e0 Melun en train par la Gare de Lyon, puis un car m\u2019emm\u00e8ne jusqu\u2019au coll\u00e8ge. En traversant Melun en car, je garde le souvenir d\u2019avoir vu des prisonniers sur le toit de la prison. C\u2019est l\u2019\u00e9poque des r\u00e9voltes des prisonniers de droit commun soutenues par Foucault, Defert, Deleuze. Ou l\u2019ai-je r\u00eav\u00e9 ? L\u2019id\u00e9e de filmer les jeunes filles est li\u00e9e \u00e0 \u00e7a, elles sont elles-m\u00eames incarc\u00e9r\u00e9es dans ce CET. La figure du bosquet o\u00f9 nous choisissons de les filmer, dans le parc de Melun, \u2014 r\u00e9miniscence rousseauiste de <em>La Nouvelle H\u00e9lo\u00efse<\/em> (une rencontre amoureuse avec un t\u00e9moin, dans un bosquet, qui fait \u00e9v\u00e9nement <a href=\"http:\/\/circonstances.net\/moments\/?p=126\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">http:\/\/circonstances.net\/moments\/?p=126<\/a>) ou de ces groupes de figurines bosquettis\u00e9es, en porcelaine de Derby * (18e si\u00e8cle) \u2014, est le lieu d\u2019une \u00e9chappatoire dans une pseudo nature \u00e0 leur condition de prisonni\u00e8res, comme le toit de la prison de Melun, devenu terrasse \u00e0 l\u2019air libre o\u00f9 se rassemblaient les prisonniers. On pourrait aussi \u00e9voquer le peuple reforestis\u00e9 de Straub et Huillet, ou les paysans dans les marais de <em>Pa\u00efsa<\/em> de Rossellini.<br \/>\nBosquettis\u00e9es veut aussi dire, chez Rousseau, inscrites dans notre m\u00e9moire, ici par le film, car pour ma part je les avais compl\u00e8tement oubli\u00e9es, ces jeunes filles, jeunes travailleuses en formation. Il faut souligner la qualit\u00e9 de l\u2019image cin\u00e9matographique, \u2013 celle d\u2019une estampe grav\u00e9e en taille douce et eau-forte dix huiti\u00e8miste, technique particuli\u00e8rement apte au rendu minutieux du feuillage et des corps** \u2014, cadr\u00e9s dans notre film en plan am\u00e9ricain.<br \/>\nCe groupe dialogue avec la cam\u00e9ra fixe \u2013 le t\u00e9moin \u2013 (sauf de tr\u00e8s l\u00e9gers zooms) et se reconfigure devant elle, continuellement, dans le cadre, dans une micro-gestuelle articul\u00e9e sur de micro-propos calibr\u00e9s, chacune des jeunes filles ayant pleine conscience du temps de la bobine filmique lanc\u00e9e par le clap, (dont elle s\u2019emparent tr\u00e8s vite) \u2013 d\u00e9di\u00e9e chacune \u00e0 une question tr\u00e8s br\u00e8ve (trois quatre mots lanc\u00e9s par moi, de derri\u00e8re la cam\u00e9ra, \u00e0 la vol\u00e9e, vers le groupe) mais qui appelait pour chacune, un lot de r\u00e9ponses individuelles individu\u00e9es, br\u00e8ves, contenues dans un seul plan s\u00e9quence et \u00e7a a march\u00e9 pour les trois questions. Un exercice d\u2019intelligence collective humaine gr\u00e2ce \u00e0 la cam\u00e9ra, pour faire l\u2019histoire du 20e si\u00e8cle. \u00bb<\/p>\n<p>Jean-Louis Boissier, le 10 novembre 2015, \u00e0 propos du film analyse une pratique artistique qui rel\u00e8ve \u00a0de la notion brechtienne de didactique en art :<\/p>\n<p>\u00ab En octobre 1969, je suis invit\u00e9 par Frank Popper \u00e0 contribuer \u00e0 L&rsquo;Atelier du spectateur de la Biennale de Paris. Ceci va me conduire \u00e0 devenir enseignant en art \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Vincennes \u00e0 partir de novembre 1969. Au cours de l&rsquo;ann\u00e9e 1968 et de 1969, je suis associ\u00e9 par Gaston Jung au th\u00e9\u00e2tre de recherche Les Drapiers, attach\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre national de Strasbourg, pour la r\u00e9alisation de <em>L\u2019Importance d\u2019\u00eatre d\u2019accord<\/em>, pi\u00e8ce didactique de Bertolt Brecht. En 1969, avec Jean-Louis Boucher et Michel S\u00e9m\u00e9niako, non montons aux Drapiers le \u00ab\u00a0spectacle environnement\u00a0\u00bb titr\u00e9 <em>F3 une le\u00e7on d&rsquo;observation<\/em>. En 1970, je r\u00e9alise \u00e0 Strasbourg, au titre du GREC (Groupe de recherche et d&rsquo;essais cin\u00e9matographiques) le film <em>Dimanche au bord du Rhin<\/em>, des personnages en costumes sovi\u00e9tiques de 1917 pronon\u00e7ant, dans un parc \u00e0 destination des passants, des paroles historiques. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en 1972, \u00e9tant enseignant \u00e0 la fois en arts plastiques et en cin\u00e9ma, je m&rsquo;attache \u00e0 proposer une pratique qui se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la notion de didactique en art. Je tente d\u2019exercer, dans des films et des installations, le mod\u00e8le du <em>Lehrst\u00fcck<\/em> de Brecht : \u00ab\u00a0La pi\u00e8ce didactique enseigne parce qu\u2019elle est jou\u00e9e, non parce qu\u2019elle est vue. Elle n\u2019a pas besoin de spectateur, mais elle peut tirer parti de lui.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Notes du texte de Liliane<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2019\/11\/derby-bosquet.jpg\" data-rel=\"lightbox-image-0\" data-imagelightbox=\"0\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1602\" src=\"https:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2019\/11\/derby-bosquet-264x300.jpg\" alt=\"\" width=\"320\" height=\"364\" srcset=\"https:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2019\/11\/derby-bosquet-264x300.jpg 264w, https:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2019\/11\/derby-bosquet-899x1024.jpg 899w, https:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2019\/11\/derby-bosquet-768x874.jpg 768w, https:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2019\/11\/derby-bosquet.jpg 1235w\" sizes=\"auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px\" \/><\/a><br \/>\n*Derby -soft-paste-english-porcelain : \u00ab By 1750, the Derby China Works had been established by china-maker Andrew Planch\u00e9 (1728-1805), a Huguenot and apprentice goldsmith. In 1756, William Duesbury (1725-86), an enamel-painter, and John Heath, Planch\u00e9\u2019s financier, formed a partnership and the factory expanded. In 1770, William Duesbury &amp; Co. purchased the Chelsea Porcelain factory, operating Derby and Chelsea jointly until 1784 when they closed Chelsea. This acquisition brought into the fold the knowledge and skills of the Chelsea works. In 1774, a showroom was opened in Covent Garden, London. In 1776, they purchased the Bow factory. William junior (1763-96) succeeded his father in 1786 and enlarged the factory. Subsequent owners could not keep up with the times and the factory folded in 1848. \u00bb<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2019\/11\/bosquet.jpg\" data-rel=\"lightbox-image-1\" data-imagelightbox=\"1\" data-rl_title=\"\" data-rl_caption=\"\" title=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1592\" src=\"https:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2019\/11\/bosquet-227x300.jpg\" alt=\"\" width=\"320\" height=\"423\" srcset=\"https:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2019\/11\/bosquet-227x300.jpg 227w, https:\/\/www.rvdv.net\/vincennes\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2019\/11\/bosquet.jpg 581w\" sizes=\"auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px\" \/><\/a><br \/>\n** Estampe de Moreau le Jeune reprenant la sc\u00e8ne du bosquet de <i>La Nouvelle Helo\u00efse<\/i>.<\/p>\n<p>Addendum aux notes<br \/>\nAutre bosquet mais qualifi\u00e9 de \u00ab Buisson conspiratif \u00bb, dans l&rsquo;actualit\u00e9 des attentats du 13 novembre 2015, tragiquement contemporains de la projection du 16 novembre 2015.<br \/>\n\u00ab C\u2019est \u00e0 Aubervilliers, dans une zone industrielle ind\u00e9cise en contrebas de l\u2019A86, qu\u2019ils [Abdelhamid Abaaoud et son complice] \u00e9liront domicile sur un talus pour les quatre prochaines nuits [du 13, 14, 15, 16 novembre 2015]. Les policiers charg\u00e9s d\u2019inspecter quelques jours plus tard ce <em>\u00ab buisson conspiratif \u00bb<\/em>(1) en dresseront la description suivante : \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du bosquet, s&rsquo;ouvre un passage dans la v\u00e9g\u00e9tation large de 80 centim\u00e8tres et long de 3 m\u00e8tres. La pente est raide, les fonctionnaires doivent <em>\u00ab s\u2019agripper aux branches \u00bb<\/em> pour progresser jusqu\u2019au plateau. <em>\u00ab A notre droite, nous d\u00e9couvrons un petit espace dans la v\u00e9g\u00e9tation prot\u00e9g\u00e9 par les branches et les feuillages. Nous pouvons ainsi le d\u00e9crire comme un igloo v\u00e9g\u00e9tal de par sa forme et sa conception \u00bb<\/em>, \u00e9crit le brigadier de la \u00ab Crim\u2019 \u00bb dans son rapport. Dans ce premier espace d\u2019environ 3 m\u00e8tres carr\u00e9s, les policiers d\u00e9couvrent un emballage de Bounty, une canette d\u2019Oasis, une bouteille d\u2019eau et <em>\u00ab une pile 9 volts entour\u00e9e d\u2019adh\u00e9sif gris avec un fil \u00e9lectrique d\u00e9passant \u00e0 la base \u00bb. <\/em>Un deuxi\u00e8me abri, sur la gauche, semble servir de chambre : il contient un matelas en mousse et <em>\u00ab un semblant de t\u00eate de lit r\u00e9sultant d\u2019un bricolage \u00bb<\/em>. Tandis qu\u2019Abdelhamid Abaaoud et son complice s\u2019appr\u00eatent \u00e0 passer la nuit [du 13 au 14 novembre] au milieu des feuillages dans la banlieue nord, Salah Abdeslam attend son exfiltration au sud de Paris.\u00bb [puis viendra l&rsquo;\u00e9pisode de Saint-Denis 17 novembre : un immeuble de la ville \u00e9tait pris d&rsquo;assaut par les policiers du Raid. A l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un appartement s&rsquo;\u00e9tait retranch\u00e9 l&rsquo;organisateur pr\u00e9sum\u00e9 des attentats du 13 novembre 2015, Abdelhamid Abaaoud, avec un complice et sa cousine.]<br \/>\n(1)\u00a0Proc\u00e8s du 13-Novembre\u00a0: l\u2019humilit\u00e9 de Fran\u00e7ois Molins \u00e0 l\u2019heure du bilan,\u00a0Pascale Robert-Diard<br \/>\n\u00ab\u00a0On n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 des attaques d\u2019une telle ampleur\u00a0\u00bb, a t\u00e9moign\u00e9 mercredi l\u2019ancien procureur,\u00a0<em>Lib\u00e9ration<\/em> 18 novembre 2021.\u00a0Extrait : \u00abSur l\u2019intervention jug\u00e9e tardive de la BRI au Bataclan, Fran\u00e7ois Molins observe\u00a0: \u00ab\u00a0Il est tout \u00e0 fait l\u00e9gitime de se demander si on n\u2019aurait pas pu faire mieux. Mais on n\u2019est pas au Far West o\u00f9 on rentre dans un saloon avec des portes qui s\u2019ouvrent et o\u00f9 on tire de partout.\u00a0\u00bb Il assume aussi de ne pas avoir tent\u00e9 d\u2019interpeller les deux terroristes en fuite, Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh, d\u00e8s que leur planque dans un buisson a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e et d\u2019avoir attendu qu\u2019ils soient \u00ab\u00a0fix\u00e9s\u00a0\u00bb dans un logement de Saint-Denis pour lancer l\u2019assaut, le 18\u00a0novembre \u00e0 4\u00a0heures du matin. \u00ab\u00a0On a estim\u00e9 que le risque d\u2019intervenir sur la voie publique \u00e9tait trop important.\u00a0\u00bb Sur l\u2019assaut de la rue du Corbillon, il convient\u00a0: \u00ab\u00a0Ce n\u2019est pas la meilleure op\u00e9ration. Tout le monde est un peu t\u00e9tanis\u00e9 apr\u00e8s cette tuerie de masse face \u00e0 des gens sans limites. La porte ne saute pas et je ne sais toujours pas pourquoi. Il y a eu une volont\u00e9 de l\u2019unit\u00e9 qui consistait \u00e0 saturer l\u2019espace. Ils vont tirer, tirer, tirer. Mais je n\u2019\u00e9mets aucune critique contre les gens du RAID qui ont risqu\u00e9 leur vie contre des terroristes.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9sentation du film : CET 1972 Titre : Jeunes filles \u00e9l\u00e8ves du coll\u00e8ge d\u2019enseignement technique de Vaux-le-P\u00e9nil, f\u00e9vrier 1972. 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